par Elisabeth Cerqueira, Dt.P.,
Nutritionniste-Diététiste, Présidente et cofondatrice
Vous pensez souvent à manger… même lorsque vous n’avez pas vraiment faim?
Vous terminez un repas et, peu de temps après, la nourriture revient déjà occuper votre esprit?
Pour plusieurs personnes, ces pensées alimentaires deviennent envahissantes et mentalement épuisantes. Elles nuisent à la concentration, augmentent la culpabilité et compliquent la relation avec la nourriture.
Ce phénomène est de plus en plus connu sous le nom de « food noise » ou bruit de fond alimentaire.
Ce n’est pas un manque de volonté. Le food noise est un signal physiologique et psychologique indiquant qu’un équilibre est à reconstruire.
Qu’est-ce que le food noise, exactement?
Dans la littérature scientifique, on le décrit comme des pensées alimentaires non désirées, parfois associées à une détresse émotionnelle.
Ces pensées sont souvent déclenchées par :
Le cerveau devient alors hyper réactif aux signaux alimentaires, même en l’absence de faim réelle.
D’où vient le food noise ?
Facteurs biologiques et métaboliques
Le cerveau est programmé pour assurer la survie énergétique. Lorsqu’il perçoit une menace — réelle ou fictive — il ramène la nourriture au centre de l’attention.
Le food noise est plus fréquent lorsque :
Restriction alimentaire, omission de repas ou portions trop petites → le cerveau passe en mode alerte.
Le manque de sommeil augmente la faim, les envies alimentaires et la recherche de récompense rapide.
Des repas très riches en glucides rapides et pauvres en protéines, fibres et gras entraînent :
Facteurs psychologiques
Le food noise est souvent amplifié par :
Dans ces contextes, l’approche nutritionnelle doit être encadrée, progressive et non restrictive.
Facteurs médicaux et médicamenteux
Certaines situations peuvent influencer l’appétit et les pensées alimentaires :
À l’inverse, certains traitements (p. ex. agonistes du GLP-1) peuvent réduire le food noise chez certaines personnes, ce qui confirme que ce phénomène est biologique autant que psychologique.
Comment réduire le food noise concrètement ?
L’approche NutriSimple, avec l’aide d’un·e nutritionniste, en alliant science + clinique.
Objectif : envoyer des signaux de sécurité au cerveau.
On met de l’avant ce trio gagnant : Protéines – Accompagnement riche en fibres – Satiété via les bons gras
On évite les repas composés uniquement de glucides.
Plus l’alimentation est rigide et perfectionniste, plus le food noise aura tendance à augmenter.
On vise plutôt :
Le cerveau aime la prévisibilité. Quand la journée est floue, les ruminations alimentaires prennent plus de place.
Exemples simples :
Cette technique repose sur :
Pourquoi est-ce utile?
5 astuces S.M.A.R.T pour commencer
En conclusion…
Le food noise n’est pas un échec personnel. C’est souvent le signal d’un déséquilibre, d’une surcharge ou d’un manque de structure.
Dans nos cliniques, nous observons qu’en nourrissant suffisamment le corps, en structurant la journée et en réduisant la charge mentale, il est possible de retrouver un apaisement durable.
Lectures complémentaires
https://health.clevelandclinic.org/food-noise-and-how-to-stop-it.
https://www.myobesityteam.com/resources/what-is-food-noise-tips-to-stop-it
https://www.psychologytoday.com/ca/blog/eating-disorders-the-facts/202507/food-noise-unwanted-and-p…
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12238327/
Besoin d’aide pour apaiser le food noise ?
Un accompagnement personnalisé permet de comprendre ce qui alimente le food noise dans votre situation précise (alimentation, rythme de vie, stress, sommeil, historique alimentaire) et de mettre en place des stratégies concrètes, durables et non restrictives.
Chez NutriSimple, l’approche est :
👉 Prenez rendez-vous en ligne avec une nutritionniste clinicienne :
https://www.nutrisimple.com/fr/prenez-rendez-vous-en-ligne-avec-nutritionniste
Publication : 10 fév 2026
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