par Elisabeth Cerqueira, Dt.P.,
Nutritionniste-Diététiste, Présidente et cofondatrice
Le grignotage et la surconsommation alimentaire ne sont pas toujours liés à la faim physiologique. La littérature scientifique montre clairement qu’ils sont fréquemment associés à des mécanismes de régulation émotionnelle, particulièrement dans un contexte de stress, de fatigue, d’ennui ou de surcharge mentale.
Dans ces situations, manger n’est pas un échec de contrôle, mais souvent une tentative du corps et du cerveau de s’autoréguler.
LE RÔLE DU CERVEAU ET DES HORMONES DU STRESS
Lorsque nous vivons une émotion intense ou prolongée, certains circuits neurobiologiques sont activés, notamment ceux impliquant :
Dans ce contexte, la nourriture — en particulier riche en glucides ou en lipides — peut procurer un soulagement temporaire, en modulant ces systèmes neurochimiques.
Le problème n’est donc pas la nourriture en soi, mais le fait que l’émotion à l’origine du comportement ne soit ni identifiée ni régulée consciemment. Le cerveau apprend alors à utiliser l’alimentation comme stratégie principale d’apaisement.
À long terme, cela peut entretenir un cycle où :
ÉMOTIONS REFOULÉES VS ÉMOTIONS RÉGULÉES
Supprimer ses émotions, c’est comme tenter de contenir une pression interne qui finit par déborder. À l’inverse, les reconnaître et les réguler crée de l’espace, de la capacité et de la flexibilité comportementale.
Sur le plan clinique, on observe une différence claire entre :
La recherche montre que nommer une émotion diminue son intensité physiologique, ce qui réduit directement le recours au grignotage émotionnel.
CE QUE DIT LA SCIENCE SUR LA RÉDUCTION DU GRIGNOTAGE ÉMOTIONNEL
Les études démontrent que plusieurs approches sont associées à une diminution significative du grignotage émotionnel :
Autrement dit : plus une émotion est reconnue, acceptée et vécue, moins la nourriture est nécessaire pour la réguler.
STRATÉGIES CONCRÈTES ET VALIDÉES POUR RÉDUIRE LE GRIGNOTAGE ÉMOTIONNEL
Se demander : « Qu’est-ce que je ressens en ce moment ? » (stress, ennui, fatigue, tristesse, surcharge mentale).
Retarder l’acte de manger permet souvent à l’intensité de l’envie de diminuer spontanément.
Observer les signaux corporels : faim gastrique, niveau d’énergie, capacité de concentration.
Des repas contenant protéines, fibres et bons gras réduisent la fluctuation émotionnelle et stabilisent la glycémie, ce qui diminue les envies impulsives.
La respiration lente ou cohérente réduit l’activation du système nerveux de stress.
La restriction alimentaire augmente le risque de grignotage émotionnel. Une approche en nutrition sans culpabilité est essentielle.
Marcher, écrire, appeler quelqu’un, prendre une douche chaude ou changer d’environnement.
Remplacer la culpabilité par la curiosité : « Qu’est-ce que ce comportement essaie de m’apporter ? »
La fatigue diminue la régulation émotionnelle et augmente les envies alimentaires.
Un suivi avec une nutritionniste-diététiste permet de travailler à la fois l’alimentation, les émotions, la planification des repas et les habitudes de façon durable.
LE RÔLE DE LA NUTRITIONNISTE DANS L’ALIMENTATION ÉMOTIONNELLE
Travailler avec une nutritionniste ne consiste pas seulement à parler de calories ou de plans alimentaires.
C’est une démarche globale qui vise à :
EN RÉSUMÉ
Le grignotage émotionnel n’est pas un manque de volonté. C’est un signal, une information que le corps et le cerveau tentent de transmettre.
Comprendre ses émotions, structurer son alimentation et se faire accompagner permet de réduire durablement le grignotage, sans culpabilité et dans une approche respectueuse de soi.
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Publication : 16 janv 2026
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