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Préjugés et stigmatisation à l’égard du poids

Cynthia Barakat Nutritionniste-Diététiste à Montréal, Brossard, Boucherville, Laval et Mascouche par Cynthia Barakat, Dt.P., Nutritionniste-diététiste

Préjugés et stigmatisation à l’égard du poids

Cela ne date pas d’hier que le poids est une source de préjugés dans plusieurs sphères de la vie.  Les médias et les établissements de la santé adressent le sujet du poids souvent d’une façon péjorative, ce qui affecte grandement la santé mentale des individus en surpoids. D’ailleurs, selon un sondage réalisé au Royaume-Uni, 88 % des individus en surpoids rapportent vivre de la stigmatisation à l’égard de leur poids. Environ 42 % des individus se sentent à l’aise d’en parler avec leurs médecins et à peine 26 % rapportent qu’ils ont été traités avec respect par les professionnels de la santé. Ces chiffres sont loin d’être négligeables!

La plupart des médias et politiques de santé présentent l’obésité comme la conséquence directe de l’adoption de mauvaises habitudes alimentaires! Ils recommandent donc tout simplement aux individus en surpoids de réduire leurs portions et d’éviter les aliments sucrés… Or, ceci est dévalorisant pour les individus en surpoids, car on assume dès lors que leurs habitudes peuvent être l’unique cause de ce surpoids!

Il a été démontré, de façon non surprenante, que la santé mentale se détériore souvent plus rapidement chez les sujets présentant de l’obésité. Ceci s’explique par le stress intense ressenti au quotidien. Ce dernier fait augmenter le taux de cortisol. Or, un taux de cortisol élevé de façon chronique peut nous mettre encore plus à risque d’obésité morbide!

L’élimination de la stigmatisation est indispensable pour faire progresser la science et prévenir réellement les risques sur la santé. Pour ce faire, la représentation des individus en surpoids dans le domaine de la santé doit évoluer.

Politiques de la santé à l’égard d’un surpoids
La majorité des politiques de santé et recommandations médicales prône de responsabiliser les individus par rapport à leurs habitudes de vie. En gros, la fameuse ligne « Manger moins et bouger plus » est au centre de toutes les interventions. Ceci peut être applicable pour certaines personnes, mais ces recommandations négligent d’autres facteurs de santé pouvant influencer le poids.

Stratégie à l’égard de l’obésité mise en place au Royaume-Uni
En juillet 2020, en pleine pandémie, le Royaume-Uni a annoncé l’élimination des promotions à l’épicerie et des publicités à la télévision relatives à tous les produits gras et sucrés. Ceci était dans l’optique de réduire cette consommation, notamment pendant le confinement. Ces politiques se basent sur les choix alimentaires et ne prennent pas toujours en considération les causes génétiques. Par exemple, le ratio d’obésité est connu d’être plus élevé dans la population afro-américaine, compte tenu de la génétique. Ces types d’interventions peuvent donc renfoncer la stigmatisation et faire éprouver de la honte aux individus en surpoids. 

Source de préjugés des professionnels de la santé
Il est à noter que 69 % des médecins, 46 % des infirmières et même 37 % des diététistes auraient des attitudes stigmatisantes envers les individus obèses. Ces professionnels ont rapporté allouer moins de temps et de recommandations à cette clientèle. Ceci tend à rendre les individus moins enclins à visiter leurs médecins, ce qui aggrave le risque pour la santé.

 

Pistes de solutions

  • Reconnaitre l’obésité comme une maladie chronique progressive avec des rechutes et des rémissions. Le poids peut fluctuer beaucoup et il faut le reconnaitre comme tel.
  • Modifier la définition de l’obésité. On définit souvent l’obésité uniquement selon l’IMC. Or, cette mesure ne prend pas en compte la composition corporelle. Il faut donc trouver d’autres mesures plus représentatives.
  • Utiliser un langage non stigmatisant dans les politiques. Éviter d’utiliser : « obèse », « extra large », « obèse morbide ». On pourrait utiliser, par exemple, personne ayant un « poids élevé ».
  • Modifier les législations. En Islande, une loi stipule qu’il est interdit de faire de la discrimination par rapport à l’apparence. Au Royaume-Uni, on considère l’obésité comme une situation incapacitante ou un handicap. Ceci est dans l’optique de fournir des chaises et des bureaux plus accommodants pour le gabarit. Or, l’étiquette « handicap » constitu en soi un élément discriminant pour les individus en surpoids.
  • Modifier les termes, images et points de vue stigmatisantes sur les médias. Il est impératif de voir une plus grande représentation de la diversité corporelle dans les médias.

 

Recommandations pour les dirigeants 

  • Changer les politiques de santé et la façon dont l’obésité est représentée.
  • Améliorer l’éducation relative à l’obésité dans les écoles.
  • Former les professionnels de la santé sur le langage approprié à utiliser.
  • Changer la norme du langage dans les médias.
  • Inclure des individus en surpoids dans le processus de changement : recherches, programmes pédagogiques, politiques de santé…

Lecture complémentaire : https://obesitycanada.ca/fr/prejuges-negatifs-relies-au-poids/

 

Références
Brown A, Flint SW, & Batterham RL. (2022). Pervasiveness, impact and implications of weight stigma. EClinicalMedicine47, 101408. https://doi.org/10.1016/j.eclinm.2022.101408
Image: CHU de Québec

Note de la directrice scientifique : Lors du 83e Colloque de l’ACFAS le 12 mai, l’ensemble des conférenciers, soit des chercheurs et cliniciens du Québec, se sont entendus qu’on doit adopter une approche centrée sur la santé et non sur le poids, et qu’on doit non seulement utiliser un vocabulaire bienveillant et respectueux, mais qu’il importe de demander la permission avant d’aborder le sujet du poids. Le discours des professionnels devrait être axé davantage sur les habitudes de vie et non sur le chiffre sur le pèse-personne. D’ailleurs, les personnes en surpoids en forme cardiorespiratoire ont moins de risques pour la santé que celles minces qui n’ont pas cette forme. La composition corporelle et la susceptibilité génétique au surpoids doivent être considérées dans le portrait global.

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rédigée par des nutritionnistes

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