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LES NOUVEAUTÉS DE LA SCIENCE MÉDICALE ET NUTRITIONNELLE DANS LA SPHÈRE GASTRO-INTESTINALE

Marlène Bouillon, Ph.D. par Marlène Bouillon, Ph.D., Nutritionniste et docteure en physiologie/endocrinologie

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La science est un domaine d’activité en constante évolution et la science de la nutrition suit donc le même courant


Les pathologies de la sphère gastro-intestinale (GI) et les questions pour l’optimisation de la santé intestinale sont des préoccupations fréquentes lors des consultations dans nos cliniques. C’est pourquoi je vous propose une chronique qui fait la lumière sur des actualités récentes relatives à ce domaine.

 

MALADIES INDUITES PAR LE GLUTEN

La maladie cœliaque, une maladie auto-immune incorrectement associée à une intolérance au gluten, est sans aucun doute la plus connue des maladies induites par le gluten. En Amérique du Nord, on estime sa prévalence à 1 %.

Chez la personne prédisposée génétiquement à la maladie cœliaque, l’ingestion de gluten stimule de façon disproportionnée et exagérée le système immunitaire. Les anticorps et les cellules inflammatoires libérés endommagent alors les villosités, des structures microscopiques de l’intestin grêle (petit intestin). Il s’ensuit une malabsorption des nutriments (protéines, graisses, sucres, vitamines et minéraux). Avec le temps, les dommages et les carences nutritionnelles provoquent l’apparition de symptômes très diversifiés. L’adoption du régime sans gluten strict à vie est actuellement la seule avenue thérapeutique. On comprend facilement pourquoi cette maladie induite par le gluten fait l’objet de recherches actives !

Ainsi, parmi les avenues de recherche actuelles (Current and novel therapeutic strategies in celiac disease.), on retrouve le développement d’un vaccin. Le vaccin thérapeutique Nexvax2 vise à rétablir la tolérance immunitaire et à protéger contre l’exposition au gluten. Il aurait passé avec succès l’étape d’études cliniques de phase 1. Il faut mentionner qu’il faudra être porteur du gène HLA-DQ2.5, ce qui est heureusement le cas de 90 % des individus cœliaques.

Les enzymes sont également dans la mire des chercheurs. On vise ici à limiter les dommages lors de l’exposition accidentelle à du gluten, ce qu’on appelle la contamination croisée. Des résultats encourageants ont été obtenus avec la prise d’un supplément d’endoprotéases lors de l’exposition à de petites quantités de gluten de sources alimentaires chez des individus sensibles au gluten (non pas des individus cœliaques). Les résultats avec le AN-PEP ont été présentés au début mai lors de la Digestive Disease Week® (DDW) 2017.

Enfin, on cherche également à comprendre pourquoi tous les individus préposés génétiquement ne développent pas la maladie...

 

MALADIES INFLAMMATOIRES DE L’INTESTIN (MII)

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse sont des motifs de consultation fréquentes. En phase active, ces MII ont un impact énorme sur la qualité de vie des personnes atteintes et de leurs proches. La gestion du stress découlant devient un enjeu majeur, ce que suggère cet article. Des études avec des cohortes plus grandes et des méthodologies rigoureuses sont toutefois requises avant de faire des recommandations précises d’approches.

Du côté de l’Europe, le projet New Deal axe ses efforts sur le développement d’une nanothérapie ciblant des molécules (JAK1 et JAK3) impliquées dans le développement de ces deux conditions. Cette approche thérapeutique met à contribution les propriétés des small interfering RNA molecule (siRNA). Administrées par voie orale, les siRNA sont enfouies dans une capsule de polymère pour les protéger lors du transport dans le système digestif. De nature lipidique, les nanostructures pourront alors agir directement sur l’intestin, plus précisément à l’intérieur des cellules, car elles traverseront la membrane cellulaire pour aller réguler directement l’expression de gènes cibles.

 

CANCER COLORECTAL ET POLYPES DU CÔLON

Selon les données 2016 sur le site Colon Cancer Canada, le cancer colorectal viendrait au 2e rang des cancers diagnostiqués au Canada. Ce serait la 2e cause de décès par cancer chez les hommes et la 3e chez les femmes. Concrètement, 1 homme sur 14 et 1 femme sur 16 développera ce type de cancer au cours de sa vie !!! Sachez qu’il existe heureusement de nombreux facteurs de risque modifiables. Toute action préventive pour réduire le risque est donc un grand pas.

Selon un sondage effectué auprès de 27 000 individus, il semblerait que l’adoption d’un mode de vie sain, notamment une saine alimentation, permettrait justement d’abaisser le risque de développer ces conditions. Fait à noter plutôt troublant, 10 % et moins des répondants ont affirmé consommer cinq (5) portions et plus de fruits & légumes ainsi que des grains entiers chaque jour !

 

Il est rassurant de voir toute l’effervescence qui prévaut dans le domaine de la recherche gastro-intestinale. En attendant que cela se traduise concrètement par des approches ou des médicaments, consulter une nutritionniste-diététiste pour se faire accompagner est une option toujours aidante et accessible.

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