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LES MANGEURS DIFFICILES

Julie Leclerc Nutritionniste-Diététiste par Julie Leclerc, Nutritionniste-Diététiste

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Vous n’en pouvez plus de passer des heures à concocter de bons petits plats pour votre famille, pour ensuite vous buter à des grimaces, des « babounes » et des « moi-j’aime-pas-ça » ? Fatigués d’insister, d’argumenter et de négocier avec votre marmaille à l’heure du souper ?

Pour que le repas devienne enfin un moment agréable et relax, essayez la méthode en trois étapes proposée par les Diététistes du Canada :

 

Étape 1 : Ciblez le problème        

Vous vous sentez dépassé par la routine des repas en famille. D’un côté, vous souhaitez que vos enfants soient bien nourris et qu’ils ne manquent de rien. De l’autre, vous manquez d’énergie pour adapter les recettes aux goûts de chacun : pas d’oignon, plus de fromage, pas de « bouts verts »… Et surtout, vous êtes à court d’arguments !

 

Étape 2 : Renseignez-vous

Selon les Diététistes du Canada, près de 35 % des enfants de moins de 5 ans seraient des « mangeurs capricieux » selon leurs parents.

Est-ce inquiétant ? Pas nécessairement. Vos enfants sont en train d’apprendre l’exploration sensorielle des aliments, de la même façon qu’ils apprennent à marcher, à s’habiller, à parler… et à s’affirmer ! Il est normal que tout ne fonctionne pas du premier coup.

Quelques stratégies pour vous aider à prendre un certain recul et maintenir une atmosphère agréable lors des repas :

  • Appliquez le concept du partage des responsabilités. Le parent décide du choix du menu. À partir de ce qui lui est offert, l’enfant a le dernier mot quant au choix et à la quantité d’aliments qu’il met dans sa bouche.
  • Gardez en tête que le rôle du parent est d’offrir des repas équilibrés et variés. Ce n’est pas leur rendre service à long terme que de leur servir toujours les mêmes aliments appréciés (ex. : croquettes de poulet avec du ketchup).
  • Impliquez les enfants dans la planification des repas. Par exemple, on peut leur demander de rédiger la liste de repas préférés, leur accorder une demande spéciale par semaine ou leur laisser proposer la découverte d’un aliment nouveau chaque mois, etc. Comme tout le monde, les petits aiment qu’on sollicite leur opinion.
  • Invitez-les aussi à vous aider en cuisine. Pour un enfant, le seul fait d’avoir coupé lui-même les champignons est un incitatif de taille pour mieux les apprécier.
  • Préparez un seul repas pour tous.
  • De temps en temps, optez pour un plat central où chacun choisit ses garnitures (ex. : un souper «tacos»). Le truc est d’inclure une belle gamme de garnitures colorées et appétissantes (légumes, herbes, fromage, etc.).
  • Favorisez une ambiance détendue en évitant les sujets délicats.
  • Éteignez la télévision et éloignez les écrans.
  • Adoptez une attitude positive et donnez l’exemple.Un adulte ne peut exiger d’un enfant qu’il mange des aubergines si lui-même n’y goûte même pas.
  • Mettez l’accent sur le goût plutôt que sur la valeur nutritive.Oubliez les arguments du type « goûte à ce pois mange-tout, c’est bon pour ta santé ». Allez-y plutôt dans le sensoriel avec « Miam, un pois mange-tout, c’est croustillant et tellement sucré ! ».
  • Jouez avec les mots : frites de légumes, pizza rouge et verte, burgers aux lentilles des champions, salade multicolore, couscous de chou-fleur, etc. L’idée n’est pas de camoufler les aliments, mais plutôt d’ajouter une touche ludique qui les séduira.
  • Soyez persévérant. Les enfants (et les adultes aussi...) doivent parfois goûter jusqu’à 15 fois un aliment avant de l’apprivoiser. Expliquez aux enfants que la bouche « change souvent d’idée » !
  • Tenez compte de l’appétit variable des enfants, qui peut être influencé par une foule de facteurs (croissance, activité, etc.). Les enfants sont naturellement des mangeurs intuitifs ; ils respectent leurs signaux de faim et de satiété. Ne vous affolez pas si fiston ne mange presque rien au souper, sauf si c’est fréquent.
  • Ne tombez pas dans le piège du chantage, camouflage ou promesses. Évitez de forcer un enfant à terminer son assiette, ou d’insister avec zèle (« encore trois bouchées… »). Ceci peut brouiller ses signaux, et l’enfant peut apprendre à manger pour faire plaisir aux adultes plutôt que pour répondre à ses besoins.

 

Étape 3 : Demandez de l’aide

Consultez une diététiste-nutritionniste qui vous aidera à trouver une foule d’astuces personnalisées à votre situation familiale. Les ressources suivantes regorgent d’informations crédibles et de trucs pour les parents :  

NutriSimple
nospetitsmangeurs.org
naitre et grandir

 

Source de l’image : https://c1.staticflickr.com/

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